Blog powered by TypePad

25 juillet 2008

Barack Obama, quelques heures à Paris

Obama Sarko  Hier à Berlin, plusieurs centaine de milliers de personnes (entre 200 et 500 000 selon les sources) ont écouté le discours du candidat, Démocrate, à la Maison Blanche. Ce triomphe est dans la culture allemande. Qui ne se souvient de John Kennedy, au même endroit, en pleine guerre froide. Les allemands ont de l'inspiration pour la démocratie américaine et lorsque cette dernière sait rompre avec un passé où les noirs étaient pourchassés sur leur propre territoire. Aussi, ils découvrent en Obama l'homme de la rupture, celui qui peut changer le visage d'une certaine Amérique, conservatrice. Les allemands souhaitent, à 85%, la victoire du candidat Démocrate....

C'est une autre histoire en France. Barack Obama est, actuellement, en tête-à-tête avec le Président Sarkozy. A son arrivée au Palais de l'Elysée, seulement quelques dizaines de personnes très enthousiastes. Pas de discours public, mais une conférence de presse pour affirmer "les liens qui unissent les deux Pays". Et même si Nicolas Sarkozy précise qu'il accueille Obama en "copain", le Président français a la fibre politique plus proche du camp Républicain, c'est-à-dire de Mac Cain, mais trouve en Obama l'homme de l'avenir politique qui souhaite davantage de relations avec l'Europe.

La conférence de presse. Barack Obama et Nicolas Sarkozy ont été sur la même longueur d'onde.Journalistes Renforcer et maintenir les troupes en Afganistan, car il faut "se débarrasser des talibans", "On ne peut se permettre de perdre", disent en choeur les deux hommes. Arrivent les questions de journalistes. La première émane d'une journaliste américaine s'adressant à Nicolas Sarkozy à propos de ses invectives envers des jeunes et le propos de "racaille" employé pendant la campagne présidentielle dans une banlieue. La réponse est cinglante et enrobée, "Madame, les problèmes de banlieue vous en avez connus chez vous.....en France au cours de ces émeutes il n'y a pas eu un seul mort..." Le candidat Obama est gêné mais arrive à détendre l'atmosphère. La suite de la conférence de presse sera très consensuelle. Le candidat Démocrate dinera ce soir à Londres avec le Premier Ministre britannique.

24 juillet 2008

Le maire de Vernon déplore la fermeture du LRBA

Il est l'un des rares élus de la région de Vernon à s'être exprimé sur la probable fermeture du LRBA. Aujourd'hui avec la certitude de cette fermeture, le maire de Vernon a invité les journalistes à une conférence de presse où il a argumenté en faveur des personnels. Philippe Nguyen Thanh a été informé de la nouvelle par le directeur du LRBA et par le Préfet de l'Eure. Demain, le député Franck Gilard viendra à Vernon où il rencontrera, lui aussi, les journalistes. Quant au, toujours, sénateur Jean-Luc Miraux, il ne s'est pas exprimé sur la nouvelle. Les journalistes locaux ne réussissent pas à le joindre...

Vidéo de la conférence de presse de Philippe Nguyen Thanh:

Le maire de Vernon et le LRBA - kewego

Fermeture du LRBA, l'intersyndicale s'exprime

Suite des interviews vidéos réalisées aujourd'hui. A 12h, après la communication officielle faite aux représentants du personnel, ces derniers se sont exprimés à la sortie. Les propos sont amers et très offensifs, à la fois, à l'encontre de la DGA, du directeur, mais aussi des politiques.
Vidéo:

LRBA suite - kewego

Vernon, c'est définitif, le LRBA va fermer

Christian de Villemagne, le directeur du LRBA, a tenu, à 8h30, une conférence de presse pour les journalistes locaux où il a officialisé la fermeture du site. L'émotion était vive. Le directeur a eu du mal à commencer sa déclaration. Plus tard dans la matinée, il recevait le collectif et les représentants du Personnel, pour la même annonce. Puis il était prévu qu'il s'adressa au personnel, mais ce dernier a préféré être informé par ses représentants.
L'information a été mise sous embargo jusqu'à 13h30 après les déclarations officielles du Premier Ministre et du ministre de la Défense. Nous reviendront ces prochains jours sur les activités du LRBA et des différents sites qui devraient accueillir les personnels.

Conférence de presse vidéo, dans son intégralité, de Christian de Villemagne. Suivront, ensuite dans la soirée, les vidéos avec des membres du collectif et la réaction du maire de Vernon.

LRBA fermeture - kewego


23 juillet 2008

Carte militaire

Demain jeudi le Premier Ministre dévoilera la carte militaire dans le cadre de la réforme structurelle des Armées. Les salariés du LRBA, devraient connaître, en principe, leur sort.
A suivre, ici, toutes les informations concernant Vernon, vers 13h30-14h, dès qu'elles seront rendues publiques.

22 juillet 2008

Attention, voleurs

Le téléphone filaire sonne. A l'autre bout, une voix masculine: "Si vous êtes bien le n° 02 32........appuyez sur la touche étoile". Appui, puis une voix féminine: "Vous êtes le n° 02 32....vous venez d'être tiré au sort et avez gagné 5000€. Pour connaître les modalités de paiement composez le 0899 797 557" et la voix poursuit "Si vous ne souhaitez plus être rappelé composez le 04.... (je n'ai pas eu le temps de le noter en entier.)
Je comprends la manoeuvre et raccroche illico. Qu'est-ce? Tout simplement des bandes organisées qui, s'appuyant sur des techniques et des astuces, tentent d'intercepter des pigeons pour leur détourner la ligne téléphonique. Si vous composez l'un des deux n° de téléphone, ou les deux, ils prennent la ligne et peuvent ensuite téléphoner pendant des heures, voire de jours, sur votre compte. Ils agissent par vagues et par période. Sitôt une ligne écumée ils l'abandonnent pour éviter la localisation. Ensuite ils en interceptent d'autres.

21 juillet 2008

La réforme institutionnelle votée avec une voix d'écart

18h40

Le Congrès de Versailles vient de voter la réforme des Institutions par 539 voix contre 357, soit une voix d'écart dans ce scrutin dont la majorité requise est des 3/5eme. C'est une victoire pour Nicolas Sarkozy et sa majorité, avec l'aide des Radicaux de Gauche et de Jack Lang.

Révision Constitutionnelle, le vote des uns et des autres

Le suspense est-il réel? La révision Constitutionnelle qui doit permettre une réforme des Institutions risque-t-elle d'être blackboulée à quelques voix près? Pas si sûr. Le Président de la République, en voyage aujourd'hui en Irlande et l'UMP, ont fait le nécessaire afin d'éviter le pire. Certes, ce sera tangent mais les irréductibles ont été "priés" par tous les moyens de ne pas "jouer aux cons", selon l'expression d'un responsable du Parti majoritaire. Seules quelques figures connues pour leur particularité à refuser le statut de godillot maintiendront leur "niet" à la révision. Il s'agit de Jacques Myard, François Goulard et Henri Cuq entre autres. Il sont une dizaine, plutôt de sensibilité gaulliste. D'autres, originellement, hostiles à la révision, ont été ramenés au bercail...Plus largement, le groupe Nouveau Centre avec ses 22 députés, le Parti Radical de Gauche et ses 11 députés et 7 sénateurs, ainsi que les Radicaux Valoisiens, voteront la révision. C'est, aussi, le cas de Bernard Debré, d'abord contre il se soumet au final. Son frère Jean-Louis n'aurait jamais lâché, même sous la torture...

A gauche, seul Jack Lang votera favorablement. Cette position devrait lui valoir une nomination ministérielle en début d'année 2009. L'ancien porte drapeau du mitterrandisme flamboyant ne pouvait terminer sa carrière dans l'ombre de lui-même...

Enfin, le MoDem et ses deux députés, François Bayrou et Jean Lassalle, voteront contre.

Ainsi, les cinq voix qui pouvaient être fatales à la révision constitutionnelle pourraient se retrouver du bon côté de la balance. La majorité requise, par un vote des 3/5ème du Congrès, est de 546 sur 908, (331 sénateurs et 577 députés). Le compte est bon pour un vote favorable avec 550 voix probables. Sauf, si d'ici ce soir certains parlementaires...!?

20 juillet 2008

le commissaire enquêteur accepte les produits classés Seveso à Saint-Aibin-sur-Gaillon

L'enquête publique vient de donner raison à l'entreprise Duhamel, chargée d'entreposer des produits divers classés Seveso. C'est dire l'émotion des habitants de la commune de Sain-Aubin-sur-Gaillon, lieu du site et plus généralement de l'ensemble des habitants de la région de Gaillon et de l'association de défense. Naturellement, les choses pourraient ne pas en rester là. "Génération Ecologie" qui prête main forte aux habitants contre ce projet va passer à l'offensive. Ce qui est incompréhensible est la passivité des élus. Du côté du député de la circonscription, rien à signaler. Le président de la Communauté de communes se gratte la tête. Les sénateurs de l'Eure, pourtant proches des collectivités locales, semblent avoir d'autres chats à fouetter. Il se pourrait, néanmoins, que les futurs candidats au Sénat, en septembre, aient envie de prouver leur utilité. Dans ce cas ça pourrait bouger dès la rentrée de septembre. A suivre...

18 juillet 2008

Ne pas confondre la Légion d'Honneur avec un hochet

P1030022 bis traité 14 juillet, 1er janvier. Deux fois par an dans un intervalle de six mois les promotions de la Légion d'Honneur  distinguent des français, mais aussi des étrangers, "méritants". Très peu d'informations circulent sur le mode d'attribution. En revanche, des informations contradictoires se bousculent. La première question qui vient à l'esprit est "Comment est choisi un futur récipiendaire?" A cette question s'ajoute cette autre "Est-on demandeur de la Légion d'honneur ou pressenti et parrainé?" Deux réponses sont possibles. La première et officielle est "On ne demande pas la Légion d'Honneur, on est pressenti par autrui". Autrui étant un parrain reconnu par son aura personnelle. Il peut-être un élu important, ou un membre éminent de l'Ordre. La seconde est plus aléatoire. L'intéressé peut, discrètement, faire comprendre à un élu ou homme politique qui compte, que cette distinction lui siérait bien et qu'il possède toutes les qualités requises pour en être digne. Dès lors, l'interlocuteur fera le nécessaire pour que la requête aboutisse et devienne, de fait, celui qui en a eu l'idée.

L'origine de la distinction. Elle revient à Napoléon Bonaparte. Le 29 floréal de l'an X, qui correspond au 19 mai 1802, est promulguée la loi portant création et organisation de la Légion d'Honneur, après avoir été adoptée par le Corps législatif à la majorité de 166 voix sur 276 votants. C'est la plus haute distinction honorifique française qui, selon la volonté de Napoléon Bonaparte, "récompense les mérites éminents militaires, ou civils, rendus à la Nation..." Aujourd'hui, la question qui se pose est de savoir si cette distinction n'est pas galvaudée par rapport à sa nature originelle. "Mérites éminents rendus à la Nation". Est-ce bien chanter, merveilleusement bien jouer la comédie, remporter une belle épreuve sportive, être un journaliste talentueux, avoir bien fait son travail ? etc. Bien faire son travail n'est pas un exploit, c'est tout simplement normal. Bien chanter n'est pas exceptionnel et l'on est, en principe, bien payé en retour; être un élu sympathique, honnête et travailleur n'est qu'un dû envers les électeurs qui ont fait un choix. Même si toutes ces personnes sont éminemment respectables, leur fonction ne relève pas de l'exceptionnel. En revanche, sauver des vies lorsqu'on est sapeur-pompier volontaire, contribuer à la sécurité de l'Etat et des citoyens, être inventif au profit du plus grand nombre, affronter le danger dans toutes ses composantes dans l'intérêt général, voilà les véritables raisons d'être distingué dans l'esprit voulu par le créateur de la Légion d'Honneur.

17 juillet 2008

Brèves sans comptoir (19)

L'annonce de la carte militaire, déjà retardée plusieurs fois, sera-t-elle faite fin juillet comme prévue ou décalée à septembre comme l'évoquent certains journaux nationaux. Les militaires et les responsables de la DGA pensent qu'il faut agir vite. Quelles sont les motivations de ministre, si toutefois il était dans ses intentions de la reporter une nouvelle fois? Des élus, concernés par la fermeture de bases militaires et de casernes, mécontents de cette restructuration, pourraient mettre à mal les candidats de la majorité aux élections sénatoriales du 24 septembre. Hervé Morin ferait un mauvais calcul en pensant qu'un nouveau report en septembre pourrait faire oublier la restructuration. Pour ce qui est de la fermeture, probable, du LRBA, son annonce en juillet ou en septembre ne changera en rien le sort que risque de subir Hervé Maurey, le maire Bernay, conseiller du ministre et candidat aux sénatoriales de l'Eure en remplacement de Jean-Luc Miraux. La bonne surprise pour monsieur Maurey et surtout pour les salariés du LRBA serait de décider de ne pas fermer l'établissement de Vernon....

Les socialistes de Louviers pétitionnent pour s'opposer à l'installation de la vidéo-surveillance. Jeudi dernier le préfet de l'Eure a apposé sa signature au contrat liant la ville de Louviers à l'Etat, qui subventionne l'installation des caméras à hauteur de 40%. L'occasion, aussi, pour le Directeur Départemental de la Sécurité Urbaine, monsieur Auréal, de livrer les chiffres de la délinquance à Louviers. La baisse est réelle sur les lieux pourvus de caméras. La nouvelle installation concerne le quartier des Acacias. L'action du PS contre les caméras a été l'occasion pour Franck Martin de demander à ses anciens camarades et partenaires du conseil municipal d'aller faire signer la pétition aux habitants concernés. Iront-ils, n'iront-ils pas? Ce qui est certain est la décision des socialistes de Val-de-Reuil d'installer la vidéo- surveillance dans leur ville. Marc-Antoine Jamet, le maire, vient d'annoncer un investissement de 300 000€ pour ce faire. Marc-Antoine Jamet est pourtant l'ami des pétitionnaires de Louviers. Comprenne qui pourra!

Des jeunes de droite, à Vernon, s'organisent dans une opposition "constructive". Ils ont entres 22 et 40 ans et veulent agir en citoyens responsables. Prendre date pour un futur proche et travailler sur les dossiers de la ville, tel le programme, somme toute ambitieux et logique. Le groupe n'est pas une émanation de l'UMP, mais de toutes les composantes de la majorité nationale.  Sébastien Lecornu est le manager du groupe et d'autres devraient le seconder rapidement. L'actuelle opposition municipale peut partir, tranquille, en vacances. Un clou chasse l'autre.

vacances buissonnières

A priori, les français, selon des enquêtes d'opinions, ne sont pas prêts à sacrifier leurs vacances d'été au seul prétexte de vie chère. Une majorité estime, quel qu'en soit le prix, que partir est une nécessité sanitaire. Décompresser, changer d'environnement et d'air, sont les motivations premières des sondés. Pourtant, tous les français ne partiront pas. Des jeunes, mariés ou non, ayant un métier et un revenu salarial, sont obligés de calculer et de se rendre à l'évidence....
Aurore et Vincent, un jeune couple de la région de Louviers, expliquent les raisons qui les font renoncer aux vacances d'été. Reportage vidéo:

Vacances compromises - kewego

15 juillet 2008

Vernon, l'incendie de l'année

C'est le plus vaste incendie survenu à Vernon, depuis longtemps. L'un des trois bâtiments de l'ancienne caserne Fieschi a été presque entièrement détruit par les flammes dans la nuit de samedi à dimanche, vers 1h30 du matin. Il a fallu l'intervention de plusieurs casernes de sapeurs-pompiers du département pour venir à bout du sinistre.
Ce bâtiment avait, avec deux autres, été préservé lors de la démolition générale de la caserne pour y être réhabilité dans le programme immobilier initié par la Communauté d'Aggomération des Portes de l'Eure. (CAPE) Le maire de Vernon, alerté, s'est rendu sur place auprès des équipes de sapeurs-pompiers en intervention. L'enquête de police qui ne fait que commencer déterminera les causes de l'incendie. Pour l'instant, aucun élément tangible ne permet de donner la moindre indication. Aucune trace de squat n'a été relevée et aucune effraction constatée. A suivre...

Bronislaw Geremek

Geremek 2 Député au Parlement Européen depuis 2004, Bronislaw Geremek s'est tué dans un accident de voiture, samedi, en Pologne. Ancien membre du parti communiste polonais, jusqu'en 1968, il rejoint le mouvement Solidarnosc de Lech Walesa, en 1980, ce qui lui vaut d'être emprisonné durant deux ans par le général Jaruzelski. Après la chute de mur de Berlin, il participe à l'essor démocratique de son Pays. Il sera ministre des Affaires Etrangères en 1997 et rejoint le camps des libéraux (qui n'a pas la même signification qu'en France). En 2004 il est élu député au parlement européen, soutenu par les libéraux et les Verts. En France, Bronislaw Geremek était proche de François Bayou et de l'UDF-MoDem. Il assistait à tous les congrès du parti centriste et prenait la parole sur de nombreux sujets. Il avait 76 ans.

14 juillet 2008

14 juillet dans le ciel de Paris

  Les images les plus originales, cette année, furent celles des sept parachutistes de l'équipe de France militaire, six hommes et une femme. Ils ont sauté d'un hélicoptère Puma à 1200 mètre d'altitude, pour atterrir sur la place de la Concorde, juste devant la tribune officielle. Impressionnante précision.

Hélico GP Para sortie d'avion Para avion plus loin Arc de Triomphe Para en descente 2 Arrivée 10 m Arrivée au sol Pt félicite para

13 juillet 2008

Paris-Méditerranée, Paris-Champs-Elysées

Ce 13 juillet, autour d'une grande table

Quarante-trois chefs d'Etat et de gouvernement, aujourd'hui à Paris, pour lancer "l'Union Pour la Méditerranée". Le Président de la République a réussi ce qui n'était pas une évidence. Le sommet est co-présidé par Nicolas Sarkozy et Hosni Moubarak, le Président égyptien. Qu'est-ce cette Union? Le moyen d'aider les Pays du sud à accéder au minimum vital en matière de dépollution et d'énergie solaire, pour l'essentiel. Evidemment, ce sommet prévoit aussi des échanges sur le processus de paix au Proche Orient. Un sujet, ultra sensible, qui fit capoter, en partie, le Sommet de Barcelone en 1995 entre l'Europe et les pays du sud Méditerranée. C'est pourquoi Nicolas Sarkozy voulait, dans un premier temps, écarter cette question de l'UPM. Les allemands et d'autres membres de l'UE  ont contrecarré le Président français sur sa position et finalement acceptait de la maintenir. Ce qui fait dire, aujourd'hui, aux observateurs politiques que Nicolas Sarkozy n'a pas eu gain de cause sur toute la ligne. Il n'empêche, réunir autour d'une même table des antagonistes comme Bachir al-Assad et Ehud Olmert, relève d'un quasi exploit....Voilà pour ce 13 juillet que la presse nationale et internationale auront le loisir de développer jusqu'aux moindres détails.

Demain 14 juillet, sur les Champs-Elysées

C'est d'abord la polémique qui est dans les esprits. Fallait-il, ou non, inviter Bachar al-Assad à la tribune présidentielle? Au nom des droits de l'homme, beaucoup trouvent, en cette décision, de la provocation chez Nicolas Sarkozy et de rappeler quel fut son discours, sur le sujet, au moment de la campagne présidentielle...En dehors de ses adversaires traditionnels il y a ceux de tous bords politiques qui ne peuvent pas ne pas penser à ce dimanche 23 octobre 1983. Ce matin-là, un attentat détruisait intégralement l'immeuble Drakkar, à Beyrouth, qui abritait le 1er et le 9ème  RCP de la Force Multinationale de Sécurité, en mission sous l'égide de l'ONU. 58 parachutistes français sont tués. Au même moment, non loin du Drakkar, une voiture explose devant le bâtiment où dorment 300 Marines américains dont 241 sont tués. Nombreux sont les spécialistes des services de renseignements militaires, français et étrangers, qui pensent que la Syrie y était impliquée, au moins indirectement...

Faut-il aujourd'hui, perpétuer la rancoeur et ne pas chercher à civiliser des Etats aux tendances terroristes, il y a un quart de siècle? Le monde change et ses dirigeants aussi. Peut-on faire le crédit au chef de l'Etat Syrien de sa volonté de participer au grand élan nécessaire à l'instauration d'une paix attendue depuis tant d'années? Nicolas Sarkozy, après sa bataille électorale de l'été 2007, peut-il tenter de rassembler des hommes qui ne se parlaient pas sinon à travers les armes automatiques et les dépôts de bombes? Il faut répondre OUI et être près à interpeller, le cas échéant, Bachar al-Assad pour lui rappeler qu'un 14 juillet 2008 il se trouvait "belle avenue du monde" pour voir défiler les troupes de la paix, d'une grande démocratie.

12 juillet 2008

l'Etat va serrer le kiki des collectivités locales

L'Etat va restreindre son aide financière aux communes. La dotation globale de fonctionnement, qui est la principale contribution de l'Etat au financement des collectivités, devrait baisser en 2009. Indexée sur l'inflation, cette augmentation, qui n'en est pas pas une en réalité, devait être de 2%. En réalité elle ne sera que de 1%, ce qui est très lourd...Conséquences, si cette décision était prise?

Sur son blog le maire de Louviers, Franck Martin, explique le mécanisme envisagé par l'Etat. ici

11 juillet 2008

LRBA, l'interminable attente

L'entrevue de mardi dernier entre les représentants des personnels du LRBA, le ministre et les autorités de tutelle, a permis, une nouvelle fois, un échange intéressant. Devant Hervé Morin attentif aux arguments des uns et des autres, les représentants de la DGA ont défendu ardemment leur position. Très offensifs, les généraux ont voulu marquer le pas face aux délégués du LRBA. Ces derniers ont, malgré tout, réussi à faire passer le message sur le risque de perte de compétences dans les domaines les plus stratégiques de la Défense, comme par exemple la dissuasion nucléaire et le flou sur les gains économiques, possibles, engendrés par la délocalisation. Ce message a laissé le ministre dubitatif. Le temps a manqué pour permettre une synthèse sérieuse en fin de réunion. De nouveau, les parties se sont séparées sans résultat.

Les personnels du LRBA vont rester sur le pont, en veille permanente. Il serait question, semble-t-il, que la décision ne soit prise avant septembre, pour Vernon mais aussi pour l'ensemble des sites concernés par la restructuration. Drôle d'idée. Pourquoi reculer l'échéance? dans l'Est de la France, plusieurs élus locaux ont démissionné pour s'opposer à la fermeture de leur base militaire. A suivre...

10 juillet 2008

Bon vent


PPDA 20h35 ce soir. Celui qui officiait, depuis 21 ans, dans son fauteuil de la grand-messe du 20heures, a fait ses adieux avec une certaine émotion. "Adieu-Vat" sont ses derniers mots. Patrick Poivre d'Arvor, que l'on retrouvera en d'autres circonstances avoue-t-il , quitte TF1 contraint et forcé, lui qui avait programmé son départ en 2012. La Chaîne de télévision en a décidé autrement. Il faut saluer le professionnel qu'il est sans tomber dans les regrets offensés. L'homme ne part pas les mains vides, loin s'en faut. D'autres, un peu partout en France, quittent leur emploi avec moins de gloire et d'argent. "Tous les hommes sont égaux, mais certains le sont plus que d'autres" aurait dit Coluche. Ainsi va la vie. Le, dorénavant, ancien présentateur sait tout cela et ne pleure pas sur son sort.  

Les dernières secondes en vidéo:

09 juillet 2008

Hervé Morin change de sujet à défaut de le maitriser

N'exagérons rien. Les journalistes du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI n'ont pas obtempéré à l'invite du ministre Morin lorsqu'il leur a lancé "Changez de sujet!". Cette séquence démontre, au contraire, que monsieur Morin est en difficulté face à Jean-Michel Aphatie et Pierre-Luc Séguillon. Ces derniers, en passant à "un autre sujet" soulignent la fragilité du ministre. Ils s'en amusent. Le sujet en question faisait état de l'achat d'avions Rafale, par la Libye. Le sujet d'après concernait la nomination du président de FranceTélévisions par l'exécutif. Coincé, Hervé Morin...patauge. Lire l'article de Marianne, qui estime que les journalistes se sont "dégonflés", ce qui n'est pas exact. Ici

Voir, également, une vidéo avec le son de l'échange:

08 juillet 2008

Voyage à Epaignes, chez le ministre de la Défense

C'était vendredi dernier, 4 juin. Le ministre de la Défense, Hervé Morin, avait convié une délégation de personnels du LRBA, ainsi que des élus concernés, à une rencontre sur le devenir du site, en sa commune d'Epaignes dans l'Eure. Environ 150 salariés accompagnaient leurs délégués dans ce voyage à l'ouest du département. Franck Gouel, Laurent Cazenave, Rémi Delarue, Christian Vanpouille et Serge Vermorel ont pu débattre avec le ministre durant 55 minutes. L'ambiance a été plutôt cordiale et les échanges constructifs. Interrogée, pour ce blog, la délégation pense, malgré tout, que le sort du LRBA était déjà réglé et les différentes options de destination des personnels, choisies. Ainsi, 140 salariés iront à Bruz, près de Rennes; 75 à Evreux; 60 à Val-de-Reuil et 40 en région parisienne. Il y aura une trentaine de départs "volontaires" de la fonction publique et quelques mutations vers des ministères et collectivités territoriales.En revanche, l'intervention des personnels sur le risque, important, de perte de compétences pointues dans des domaines stratégiques pour la défense, la synergie très relative entre les établissements de Bruz et le LRBA, ainsi que des doutes émis sur le chiffrage de l'opération ont permis au collectif et à l'intersyndicale d'obtenir un nouveau rendez-vous avec le ministre dans le courant de cette semaine.
Petit problème selon les délégués du LRBA: l'entrevue d'Epaignes destinée à connaitre les raisons objectives de la décision de fermeture du site, s'est soldée par la lecture d'un document écrit. Le ministre semble n'être qu'un factotum en mission. De plus l'actuel directeur de la Délégation à l'Armement est démissionnaire d'où l'impression qu'une équipe sortante solde les affaires courantes.

Hervé Morin a reçu, ensuite, les élus. Franck Gilard, député de la circonscription, qui avait rué dans les brancards sur ce "foutage de gueule", Michel Jouyet conseiller général d'Ecos, Philippe Nguyen Thanh maire de Vernon et Hélène Ségura son adjointe, Jean-Luc récher maire d'Aubevoye, Bernard Le Dilavrec maire de Gaillon et monsieur Foucher maire de tourny. D'autres maires étaient reprensentés par leurs collègues conseillers municipaux. Absences très remarquées des conseillers généraux de Vernon-Nord et Vernon-Sud. (logique pour Vernon-Nord où Gérard Volpati est en repos pour raison de santé). Aucun représentant des communes de Saint-Marcel et Pacy/Eure, villes où de nombreux citoyens travaillent au LRBA. Idem pour Gasny. Le maire, socialiste, avait pourtant promis une délégation aux représentants des personnels, rencontrés le matin.

Dernière minute:

La délégation des personnels du LRBA, vient de recevoir une proposition de réunion pour ce soir mardi à 17h00. Seront présents: le ministre Hervé Morin, Jean-Bernard Pène, directeur de l'expertise technique et monsieur Guillou, le directeur des Ressources Humaines. A suivre...


juillet 2008

lun. mar. mer. jeu. ven. sam. dim.
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31