Barack Obama, quelques heures à Paris
Hier à Berlin, plusieurs centaine de milliers de personnes (entre 200 et 500 000 selon les sources) ont écouté le discours du candidat, Démocrate, à la Maison Blanche. Ce triomphe est dans la culture allemande. Qui ne se souvient de John Kennedy, au même endroit, en pleine guerre froide. Les allemands ont de l'inspiration pour la démocratie américaine et lorsque cette dernière sait rompre avec un passé où les noirs étaient pourchassés sur leur propre territoire. Aussi, ils découvrent en Obama l'homme de la rupture, celui qui peut changer le visage d'une certaine Amérique, conservatrice. Les allemands souhaitent, à 85%, la victoire du candidat Démocrate....
C'est une autre histoire en France. Barack Obama est, actuellement, en tête-à-tête avec le Président Sarkozy. A son arrivée au Palais de l'Elysée, seulement quelques dizaines de personnes très enthousiastes. Pas de discours public, mais une conférence de presse pour affirmer "les liens qui unissent les deux Pays". Et même si Nicolas Sarkozy précise qu'il accueille Obama en "copain", le Président français a la fibre politique plus proche du camp Républicain, c'est-à-dire de Mac Cain, mais trouve en Obama l'homme de l'avenir politique qui souhaite davantage de relations avec l'Europe.
La conférence de presse. Barack Obama et Nicolas Sarkozy ont été sur la même longueur d'onde.
Renforcer et maintenir les troupes en Afganistan, car il faut "se débarrasser des talibans", "On ne peut se permettre de perdre", disent en choeur les deux hommes. Arrivent les questions de journalistes. La première émane d'une journaliste américaine s'adressant à Nicolas Sarkozy à propos de ses invectives envers des jeunes et le propos de "racaille" employé pendant la campagne présidentielle dans une banlieue. La réponse est cinglante et enrobée, "Madame, les problèmes de banlieue vous en avez connus chez vous.....en France au cours de ces émeutes il n'y a pas eu un seul mort..." Le candidat Obama est gêné mais arrive à détendre l'atmosphère. La suite de la conférence de presse sera très consensuelle. Le candidat Démocrate dinera ce soir à Londres avec le Premier Ministre britannique.
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